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Bienvenue sur Magnificient, votre source française sur l'actrice britannique Keira Knightley. Vous avez pu la découvrir dans Pirates des Caraïbes, Orgueil & Préjugés, Anna Karérine ou The Imitation Game. Vous la verrez prochainement au cinéma dans le biopic Colette, dans le drame historique The Aftermath et dans la comédie romantique Berlin, I Love You. Très bonne visite sur le site, Votre Webmiss Marine // //
  DERNIÈRES NEWS

Hommage à Karl Lagarfeld et press junket de The Aftermath
Press Junket et avant-première de The Aftermath à Londres
Campagne pour High Jewelry de Chanel
Vidéos promotionnelles de The Aftermath : Audience The Duchess

6
Jan 2019


Bonjour à tous,

• J’ai enfin terminé la traduction de Keira pour The Guardian. On voit très bien qu’elle a été réalisée dans la lignée des deux précédentes que je vous ai traduis mais elle est néanmoins très intéressante à lire. On en apprend également davantage sur son rôle dans Misbehaviour ! La traduction a été réalisée par mes soins, merci de me créditer si vous la prenez.

La star de Colette s’exprime sur Harvey Weinstein, les princesses Disney et pourquoi son écrit viscéral sur l’accouchement et la duchesse de Cambridge a touché une corde sensible.

Quand Keira Knightley était petite, il y a deux choses qu’elle savait qu’elle deviendrait. D’abord, une actrice. Ça a marché. Elle a eu un agent à 6 ans, était dans Star Wars à 13 ans et Pirates des Caraïbes à 17 ans, a gagné une nomination aux Oscars pour Orgueil & Préjugés à 20 ans et une autre, 10 ans plus tard, pour The Imitation Game. Puis, un homme. C’est toujours en cours.
« Je me souviens très bien de ce sentiment », dit-elle, maintenant 33 ans, recroquevillée sur un canapé d’un hôtel de Londres. Une grosse robe bleue est sous elle et forme comme un nid. « Ces filles grandissaient en tant qu’hommes, et c’est ce que j’allais faire ». Logique enfantine, admet-elle : Dieu seul sait ce que les garçons deviennent. « Peut-être que c’était les filles qui étaient les plus fortes sur les terrains de jeux. Elles commandaient et, évidemment, les garçons prenaient ensuite les commandes à l’extérieur. Donc clairement c’est ce que j’allais faire. Bien sur, ça ne s’est pas passé comme ça. »
Knightley plisse les yeux, un écureuil faisant un photobombe sur une top model. Pourtant, elle est une vraie tomboy : pas de jupes, menant une révolte à l’école pour que les filles soient autorisées à jouer au football. A 11 ans, elle était « obsédée avec le Parrain. Je voulais être Al Pacino et ainsi était ma route. Les meilleures parties étaient celles des hommes. On ne veut pas être une jolie fille dans le coin ou la mère aimante et encourageante. Bien sur, quand on grandit on le devient, mais on veut toujours vivre des aventures. »
La carrière entière de Knightley, depuis sa percée fracassante dans Joue-Là Comme Beckham jusqu’au travestissement et à l’amour sans genre de Colette dans son nouveau film, a été une tentative de vivre des aventures qu’elle-même auraient respecté enfant. Si ce n’est pas pour explorer ce qu’est être un homme, c’est certainement « le côté masculin d’une femme, coincé dans les robes et le maquillage. Presque tous les personnages que j’ai joués ont essayé de briser cette image de la féminité. C’est pourquoi j’aime les films historiques, parce que c’est une cage manifeste dans laquelle les femmes sont mises. C’est toujours quelque chose à laquelle je me suis vraiment identifiée. Je me sens comme si je m’asseyais quelque part ailleurs. »
Je semble perplexe. « Je n’ai jamais voulu un pénis, clarifie-t-elle. A part pour pisser après un arbre. Pouvoir faire ça debout, tellement pratique. On peut juste la sortir et qu’importe. Mais l’idée de quelque chose si vulnérable pendant entre mes jambes, je pense que je suis très bien sans. »
Généralement, ça peut être délicat d’encourager les stars à parler de parties génitales. Avec Knightley, c’est comme tourner un robinet. Je ne pense pas que j’ai rencontré quelqu’un d’aussi simultanément connue et volubile (elle jure également beaucoup). Ou alors c’est quelque chose que seuls ceux qui sont connus depuis plus de la moitié de leur vie peut gérer.
Quelques jours après notre rencontre, Knightley apparaît au Ellen DeGenere’s Show pour promouvoir Casse-Noisette et les Quatre Royaumes et déclare qu’elle a interdit à sa jeune fille, Edie (qu’elle a eu avec James Righton, le chanteur du groupe new-rave Klaxons), de regarder des classiques de Disney comme Cendrillon et la Petite Sirène à cause de leur message féministe louche. Twitter est entré en mode surchauffage. Les pensées ont été placardées comme du ruban adhésif. Disney n’a pas été enchanté – qui a aussi fait Casse-Noisette qui n’a pas très bien marché depuis. Mais quand on lui repose la question deux semaines plus tard, au lieu de calmer le jeu, elle rentre dedans de plein fouet : redoublant ses arguments avec une connaissance des princesses Disney digne d’un niveau doctoral.
Pourtant, elle a déclaré en décembre, quand nous nous sommes reparlés au téléphone, qu’avoir des opinions sur un combat ne veut pas dire qu’on veut prendre des coups. « Je pensais que j’avais été juste guillerette sur cette interview. Mon Dieu, les gens y ont été vraiment forts. Ne merdez pas avec Cendrillon. Ses fans vont vous finir. »
Bref, revenons à Colette. C’est le dernier film de Wash Westmoreland, qui a réalisé Still Alice avec son mari, Richard Glatzer, alors que celui-ci ne meurt de la SLA (aussi connu comme une maladie neurologique ou maladie de Charcot) quelques jours après que Julianne Moore ne gagne un Oscar en tant que Meilleure Actrice. Ils ont co-écrit celui-ci, également, et c’est clairement le travail d’un couple : intime, acéré et drôle. L’intrigue évolue autour de Colette et de son mari Willy (Dominic West), entrepreneur littéraire, qui a fait passer ses romans comme les siens, jusqu’à ce que Colette ne commence à avoir du ressentiment pour la fiction et pour la jalousie hypocrite de Willy sur ses aventures avec l’héritière de Louisiane (Eleanor Tomlinson de Poldark) et une aristocrate au genre libéré (Denise Gough) qui n’enlevait jamais son costume. En gros, les hommes s’en sortent mal. Mais Willy est, comme Colette, finement dessiné, charmant dans tout son ridicule. Dans une scène, il regagne sa femme en expliquant que les hommes sont le sexe faible, esclaves de leur biologie, c’est-à-dire de leur sexualité infinie.
« Le Sexe Faible » est aussi le titre de l’essai que Knightley a écrit pour une collection appelée Feminists Don’t Wear Pink and Other Lies, publiée en octobre. A l’époque, ça a causé un scandale car certains l’ont perçu comme une attaque envers la duchesse de Cambridge pour être apparue glamour après la naissance de sa fille. A-t-elle été surprise ? « Tout le chapitre était consacré à faire taire l’expérience des femmes. Donc c’est intéressant que ce soit exactement ça qui se soit passé de la part de certains médias. Ils ont retourné un moment d’empathie d’un corps envers un autre pour dire : elle la critique. »
Pourtant, les femmes semblent aussi méchantes que les hommes. « Oui, c’est intéressant. Misogynie intériorisée ? Je ne le critique pas. On y répond tous et on survit dans sa culture autant qu’on peut. Mais je pense qu’on a besoin de se regarder en face. »
En effet. La partie de la duchesse a complètement effacé le passage le plus doux du brûlant manifeste qui commence avec le vagin déchiré de Knightley, l’apport rapide de sang, de saletés, les mamelons craquelés et les coussinets d’incontinence et qui se termine par une attaque cinglante envers ses collègues masculins : « Ils me disent ce que c’est d’être une femme. Sois gentille, sois encourageante, sois jolie mais pas trop jolie, sois mince mais pas trop mince, sois sexy mais pas trop sexy, réussis mais pas trop… Mais je ne veux pas flirter avec eux ou les materner, flirter et materner, flirter et materner. Je ne veux pas flirter avec toi parce que je ne veux pas coucher avec toi et je ne veux pas te materner car je ne suis pas ta mère. Je veux juste travailler, mon gars. Est-ce d’accord ? Parler et être entendue, discuter avec moi et écouter. Ego masculin. Arrête de te mettre sur le chemin. »
L’essai, déclare Knightley, était « juste une sorte de vomi », soudain dans un moment « de tout foutre en l’air », publié « parce que nous devons saisir ce moment et utiliser nos voix pour continuer cette conversation. Parce que nous sommes accablés par un système construit sur l’inégalité, dit-elle, le progrès va être lent, douloureux et inconfortable. Mais je être sûre que je n’élève pas ma fille dans la peur de l’autre moitié de l’humanité. Tout comme il est important d’élever des garçons en montrant toute l’expérience féminine et non seulement un aspect de la féminité. Sinon, comment la respecter ? »
Le coeur du problème, croit-elle, est que les voix d’une génération de femmes ont été perdues au profil de la garde d’enfants. Cela signifie – pour en revenir au vagabond Willy – que « nous compatissons énormément avec les hommes parce que, culturellement, leur expérience est si approfondie. Nous connaissons tant d’aspects de la sexualité masculine. Mais on ne voit pas un homme dire « Oui, je comprends ce dont vous parlez parce que, de votre point de vue, j’ai une richesse d’art, de films, de théâtre et de série. »
Donc si les femmes ne sont pas séductrices ou maternelles, pense-t-elle, certains hommes sont déconcertés. « Avant la maternité, on est sexy, mais si on parle du sujet du vagin saignant alors c’est terrifiant : il n’y a pas de sexe là-dedans, donc nous revenons à une image de mère-vierge qui est sage et sain. Le problème avec ces deux visions est que je pense que peu de femmes s’identifient avec elles en vérité. Les femmes jouent le flirt ou la mère pour que leurs voix se fassent entendre. Je ne peux pas. Ca me rend malade. »
Sur un tournage, elle a été éclairée par un réalisateur – pas Westmoreland – de ce qu’elle était vraiment : pas passive/agressive mais ouvertement agressive. Ses yeux roulent en se souvenant du choc. « J’ai pensé que c’était extraordinaire. Je n’avais pas élevé la voix, je n’avais pas juré, j’étais simplement en désaccord sur un point. Et c’était quelqu’un que j’appréciais. »
En regardant sur les interviews précédentes de Knightley et ce qui en sort – plus, même, que son habitude d’irriter les gens par de forts crimes comme ses looks et sa gentillesse – c’est son sang-froid. Elle semble toujours posée, quelqu’un de conviction et de confiance, sinon d’arrogance. Les cafouillages ont été discrets, elle les a gardés cachés.
Non sans effort, cela a tourné. Plus tôt cette année, elle a confié au Hollywood Reporter qu’elle a eu un burn-out à 22 ans, après 5 ans d’exposition sans fin. Elle n’a pas quitté sa maison pendant 3 mois. Une thérapeute lui a dit qu’elle était sa première cliente qui n’était pas paranoïaque quand elle s’inquiétait que les gens la suivent. Elle a eu besoin d’hypnothérapie pour se sentir capable d’aller sur le tapis rouge des BAFTA pour Atonement en 2007.
Elle est restée concentrée : une année sabbatique, puis des films plus petits et plus étranges avec des héroïnes plus complexes – The Edge of Love, Never Let Me Go, A Dangerous Method. Elle a augmenté sa robustesse de ses engagements avec la presse, poursuivi le Daily Mail après qu’ils l’aient impliquée dans la mort d’une jeune fille pour anorexie. Aujourd’hui, elle reconnaît que cette crise a été profitable pour gérer les premiers mois de maternité : « Votre corps a créé la vie et change pour pouvoir la nourrir. C’est monumental et on s’attend tous à dire : « Oh non, tout va bien, je suis groovy, je n’ai pas dormi, je vais bien. »Si je suis capable de me pardonner pour ne pas être brillante (en tant que parent) chaque putain de jour, c’est probablement à cause de ce burn-out. »
Et c’est une autre raison pour laquelle marginaliser les femmes une fois qu’elle ont eu des enfants est dangereux, dit-elle, si elle ne répète pas son opinion, elle ne fait que l’étendre (sans jamais s’en éloigner non plus). Ce type d’expérience est aseptisé et ces luttes deviennent encore pires. Elle a récemment lu que 50% des femmes avaient des difficultés mentales. « Avec les enfants, c’est une femme sur 10 et ça s’appelle une crise. Donc une sur deux ? C’est une putain de catastrophe. »
« Nous devons en parler pour que nous sachions que nous n’avons pas échoué. C’est vraiment difficile pour moi, qui a une famille d’un soutien incroyable et l’argent nécessaire pour payer une bonne garde d’enfants. Comment, en tant que société, ne soutenons-nous pas les mères célibataires à 100% ? On devrait littéralement les envelopper dans du coton et leur faire un câlin. Leur dire que nous allons les aider autant que possible. Cela ne semble pas fou. »
L’autre raison pour laquelle Knightley donne son opinion est qu’il ne lui ai jamais à l’esprit de ne pas le faire. L’impression est qu’elle détient un haut privilège. Mais son éducation a été normale ; ses parents : la scénariste Sharman Macdonald et l’acteur Will Knightley – le sont mais sont aussi relativement de la gauche radicale. Pas tout à fait des hippies, dit Knightley, mais aussi proche que Teddington l’est, dans le Sud-ouest de Londres. Elle déclare n’avoir pas réalisé la chance qu’elle avait d’être élevée par un père qui adorait le fait que sa femme gagne plus que lui.
Dans le film qu’elle tourne actuellement, Misbehaviour, elle joue Sally Alexander, une féministe parmi d’autres qui a envahi la scène de Miss Monde 1970 avec des crosses de football et des bombes de farine. Voir une séquence de la vraie Alexander aujourd’hui et vous verrez une Knightley plus âgée. Ce sont ses gens : artistes mais déterminés, polis mais francs.
Et ça, peut-être, est la raison pour laquelle les déclarations de Knightley ne restent pas bloqués en travers de la gorge – pour moi en tout cas. Tant de rhétorique politique est récitée par des stars de cinéma qui prennent le train en marche : des morales récitées, apprises par coeur sans trop de considération.
Knightley chante d’un hymne plus sophistiqué. Prenons Miss Monde. Malheureusement, elle n’est pas une fan : « je n’avais jamais regardé une compétition de beauté auparavant mais on se dit, wow ça se passe vraiment ! La façon dont elles tournent leurs fesses pour faire un panoramique de haut en bas vers la caméra. Toute la société qui dit « Oh non, ça va ». »
Mais tandis que les actions d’Alexander et compagnie étaient « incroyablement courageuses », elle n’est pas sûre qu’elle aurait fait la même chose, parce que les participants se sont sentis attaqués. « C’était injuste. Et être allée sur scène, si quelque chose devait se passer ainsi aujourd’hui, serait absolument terrifiant. »
Elle est même mesurée quand je la questionne sur Harvey Weinstein, donnant « du crédit là où il y a du crédit : il était vraiment bon pour donner un public au cinéma indépendant. » Ils ont eu plus de contacts au moment de The Imitation Game, quand elle n’avait plus besoin de patron et enceinte – deux raisons pour lesquelles il n’a pas essayé, selon elle. « Et peut-être que je ne lui plaisais pas, tout simplement. »
Elle jure son innocence sur les accusations d’agressions. « J’étais au courant qu’il était un coureur de jupons, parce que ça se voyait. Mais je pensais que c’était consentant et je n’avais jamais entendu qu’il avait violé quelqu’un. Tout le monde savait qu’il harcelait car il criait et hurlait. Mais ce n’était pas évident ce qu’il faisait avec son peignoir, un massage et un pot de fleurs. Un pot de fleurs ! »
C’est rare de discuter de Weinstein avec quelqu’un qui a les yeux clairs et pas de parti pris. N’a-t-elle pas peur que ce débat déclenché par son comportement supposé ne soit misandriste ? « Absolument.Il y a un moyen où les femmes doivent se dresser, hurler et faire autant de bruit que possible pour dire « Hey, ce système ne marche pas pour la moitié d’entre nous. » Mais ça rend le discours des hommes très difficile et je pense qu’il y a peut-être des choses que nous ne voulons pas entendre. »
Tel que ? « Sur leur sexualité, comment ils nous voient, ce qu’ils veulent exactement. C’est vraiment une discussion délicate mais je ne sais pas comment nous pouvons poursuivre sans inclure les hommes. Et on peut les haïr en essayant de le faire. » Une pause et une autre grimace : le scepticisme apparaît. « Aussi, ils sont sympas. J’en connais de vraiment adorables. »

• Keira a participé à une interview radio avec Edith Bowman pour la BBC que vous pouvez retrouver en cliquant ici.
Keira rappelle que même si leur mariage n’a pas marché, il faut se souvenir que c’est Willy qui a édité ses livres le premier, qui l’a encouragée à écrire et qui l’a fait accéder à une société parisienne à laquelle elle n’aurait pu accéder seule. Elle dit qu’elle a adoré Lady Bird pour la mise en scène de la relation mère/fille qu’elle trouve universelle. Elle rappelle d’ailleurs que la mère de Colette, Sidonie, était d’une grande intelligence. De manière générale, Keira parle des mêmes sujets que les interviews écrites que je vous ai traduites, notamment la vie de Colette, sa maternité, la représentation des femmes dans le monde du cinéma, sa vision du féminisme et ses projets.

Dickie Beau, un des partenaires de Keira sur Colette, a twitté deux images de Keira et lui, entre deux prises. L’une d’elle est sur la scène de danse égyptienne et l’autre lors d’une fête donnée en l’honneur de Willy. Les clichés sont dans la galerie.


Films > Colette > Behind The Scenes

• Enfin, Paris Match a consacré un article sur Keira au vue de la sortie prochaine de Colette. intitulé « Les Français l’adorent ». Le journal à sensations a traduit de nombreux passages d’interviews et fait l’éloge de l’actrice mais a également considérablement noirci le tableau de sa notoriété en Angleterre (notamment dans tout le premier paragraphe qui est très extrême). Néanmoins, ça fait toujours plaisir de voir Keira dans la presse française et je vous encourage à aller le lire en suivant ce lien. Merci à la source qui me l’a signalé.

A très bientôt !

//   Article rédigé par Marine  //
31
Déc 2018


Bonjour à tous,

Comme tous les ans, je vous propose le récapitulatif de 2018 qui a été riche et marqué par la réalisation de nombreux projets !

• Dès janvier, la promotion de Colette a commencé puisque le film a été présenté au Sundance Film Festival. Après la grande première, une conférence de presse a été organisée en présence du réalisateur et de Dominic West.

Février a été marqué par l’apparition de Keira à la Fashion Week de Londres pour le défilé de Burberry. La nouvelle campagne de Chanel, Coco Mademoiselle Intense, a également été lancée avec un nouveau spot publicitaire et de nouvelles affiches.

En mars, Keira s’est montrée à la Fashion Week parisienne pour le défilé Chanel. Au milieu du mois, le tournage de Official Secrets a débuté aux côtés de Ralph Fiennes, Matt Smith et Matthew Goode. Le tournage s’est poursuivi jusqu’au milieu du printemps.

• Ce n’est qu’en septembre que Keira recommence à sortir, à l’occasion du Toronto Film Festival pour la promotion de Colette. Le festival a commencé par un dîner en l’honneur de Keira et de sa carrière. Une conférence de presse et des interviews ont précédé l’avant-première. Keira et le cast se sont ensuite déplacés jusqu’à New York pour continuer la promotion au Late Show with Stephen Colbert et aux BAFTA Awards. Le lendemain, elle se rend au Good Morning America avant d’enregistrer le Late Show with Seth Meyers. Le soir même, elle participe à l’avant-première du film à New York. Le lendemain, c’est à Los Angeles que l’avant-première de Colette a lieu. Pour clôturer ce mois de septembre, Keira s’est rendue à paris pour l’ouverture de la saison de l’Opéra accompagnée par son mari James.

• Le mois d’octobre débute avec la présentation de Colette au BFI London Festival. Elle a notamment participé à un Screen Talk au sein du festival et une conférence de presse. Keira est ensuite récompensée comme étant une des femmes de l’année par le magazine Elle aux côtés d’artistes comme Lady Gaga et Sarah Paulson. Keira a continué la tournée des plateaux télé avec le Ellen Degeneres Show et The Late Show with James Corden. Pour soutenir son mari James qui a composé la bande-son de Benjamin, Keira était présente à l’avant-première du film. Keira est de nouveau honorée par Harper’s Bazaar pour son travail.

• Le mois de novembre commence par l’avant-première de Casse-Noisette et les Quatre royaumes à Londres. Keira jongle la promotion ce conte de Noël et le biopic sur Colette, en assistant à un screening de ce dernier film à Londres juste après.

• Le mois de décembre est marqué par la remise de l’OBE par la couronne britannique à Keira pour son travail artistique et son engagement humanitaire. Entre deux cérémonies, Keira commence le tournage de Misbehaviour. C’est justement cette carrière riche et intéressante qui est mise en valeur lors de « A Life in Picture » organisé au BAFTA à Londres. Pour clôturer cette année 2018 en beauté, Keira sera ce soir au Graham Norton Show, toujours pour la promotion de Colette.

De très nombreux photoshoots ont également vu le jour : Variety, Irvin Rivera pour The Wrap, Austin Hargrave pour The Hollywood Reporter, Liz Collins pour Elle Canada, Jan Walters pour Elle France, Justin Bishop pour Vanity Fair, Dan Macmedan pour USA Today, David Bailey pour le Elle US, Tom Craig pour Harper’s Bazaar, Dan Kennedy pour The Hollywood Reporter, Alescandra Raluca Dragoi pour les BAFTA, Lezli + Rose pour DIVA Magazine et Jackie Nickerson pour Style Magazine.

Durant cette année 2018, nous avons pu avoir le plaisir de voir Keira sur nos grands écrans avec Casse-Noisette et les Quatre Royaumes, conte de Noël enchanteur.
Pour 2019, Keira sera plus que jamais présente en France avec la sortie de Colette, le 16 janvier sur nos écrans. Une avant-première parisienne aura lieu le 10 janvier. Puis, nous la verrons dans The Aftermath, le 3 avril prochain. La fin de l’année devrait la voir revenir sur le devant de la scène avec Official Secrets. Nous ne disposons pas encore d’une date certaine pour Berlin, I Love You.
Tous ces projets nous assurent la présence de notre talentueuse actrice sur le devant de la scène !

Je vous souhaite à tous de très bonnes fêtes et une très bonne année 2019. Quelle soit signe de réussite et de santé ! Merci encore pour vos visites si régulières et de plus en plus nombreuses.

//   Article rédigé par Marine  //
30
Déc 2018


Bonjour à tous,

• Quelques nouveaux noms se sont ajoutés au casting de Official Secrets qui aura sa première le 28 janvier prochain au Sundance Film Festival. Parmi eux, nous retrouvons Hattie Morahan (The Bletchley Circle, Alice de l’autre côté du miroir), Jack Farthing (Poldark, The ABC Murders), John Hefferman (Dickensian, Ripper Street), Monica Dolan (Vanity Fair, A Very English Scandal), Kenneth Cranham (Bancroft, The White Princess) et Shaun Dooley (Jamestown, Broadchurch). Hâte de voir le film !

• Selon plusieurs sources, le film Berlin, I Love You pourrait avoir sa première le 8 février 2019. Ce film chorale a été tourné il y a plus d’un an désormais. Keira tourne avec Helen Mirren dans un court-métrage de Massy Tadjedin (Last Night). Je remercie Dianna Agron Fan pour cette information.

• Selon IMDB, The Aftermath sortira en Grande-Bretagne le 1er mars prochain. Ce sera ensuite le tour des Etats-Unis le 15 mars avant la France le 3 avril 2019.

A très bientôt !

//   Article rédigé par Marine  //
29
Déc 2018


Bonsoir à tous,

Je viens de terminer la traduction de l’interview pour Style magazine, réalisée par Scarlett Curtis. Elle revient assez longuement sur le parcours de Keira et c’est très intéressant. La traduction a été réalisée par mes soins, merci de me créditer si vous la prenez.

« J’avais huit ans quand j’ai rencontré Keira Knightley pour la première fois, sur le tournage de Love Actually en 2002. Alors que certains se souvienne d’elle en tant que Juliette portant un chapeau bizarre, nos différents rôles dans le film nous a placé dans une situation parfaite pour devenir amies. Mon père, Richard Curtis, qui dirigeait le film, m’a proposé de jouer un ange ou un homard – j’ai fini par accepter le rôle du « second homard » dans une reconstitution de la Nativité, à la condition que je rencontre Keira. Je l’avais vue dans Joue-la Comme Beckham, elle avait 18 ans et elle était tout ce que je voulais être. Lorsque Keira avait des tresses, je voulais des tresses, quand elle a eu de l’acné, je me languissais d’éclore.
Ma famille pense qu’elle est une des personnes les plus gentilles au monde. Elle fait la vaisselle après le brunch, elle apporte toujours du vin et elle dit oui à toutes les demandes folles de mes parents pour le Comic Relief (mon père et ma mère, la productrice Emma Freud, aident à gérer la fondation) – plus récemment, reprendre le rôle de Juliet dans Love Actually Red Nose Day l’année dernière.
Quinze ans auparavant, Keira est venue dîner et quand nous lui avons demandé sur quoi elle travaillait, elle a roulé les yeux et a dit « Oh, un petit film sur des pirates ». Deux mois plus tard, elle marchait sur le tapis rouge à la première de Pirates des Caraïbes, qui est devenu une franchise milliardaire (en tant qu’héroïne Elizabeth Swann, elle est apparue dans trois films de plus). L’attention substantielle de la presse a changé sa vie à jamais. « Je me rappelle me réveiller un matin avec dix hommes devant ma porte et ils ne l’ont pas quittée pendant 5 ans, déclare-t-elle. »
Aujourd’hui, nous sommes ici pour son dernier film, Colette, un biopic magnifique, hilarant et choquant sur l’auteure française du début du XXe siècle, dans lequel Keira, maintenant 33 ans, joue le rôle titre. Nous sommes cachées dans une pièce au Soho hotel et elle porte un jean et un tee-shirt. Après s’être jetée sur le canapé, elle commande un café noir. « Colette est moralement un peu ambigüe, mais j’aime ça, dit-elle. Je pensais que c’était une chance de jouer quelqu’un qui est réel dans toute sa complexité. »
Bien que je n’ai jamais vu Keira porter autre chose qu’un jean et un tee-shirt dans la vie quotidienne, son amour des corsets est évident sur grand écran dans les films qui ont défini sa carrière : la franchise Pirates des Caraïbes, The Duchess, Anna Karérine et Orgueil & Préjugés, pour lequel elle a été nominée en tant que Meilleure Actrice aux Oscars en 2006 (elle a aussi eu une nomination pour son second rôle en 2015 pour The Imitation Game). « Le thème dans une grande partie de mon travail a été une espèce de féminité mise en cage, répond-elle. C’est plus extrême quand c’est un film d’époque. [Le corset] est littéralement une cage pour les corps féminins et c’était ce que la société faisait à ces femmes ».
« Une féminité en cage » est la description parfaite de la manière dont cette actrice adolescente de Teddington a été entraînée dans le tourbillon de Hollywood. Ses parents, la scénariste Sharman Macdonald et le comédien Will Knightley, ont commencé à l’emmener aux auditions pendant les vacances d’été à ses 6 ans. « Je ne me rappelle même pas d’avoir voulu être autre chose qu’actrice, dit-elle. » Elle a eu de petits rôles à la télévision puis dans un film d’horreur, The Hole, en 2001 avant Joue-Là comme Beckham, la comédie britannique sur des adolescentes jouant au football, la catapultant sous les feux de la rampe à 17 ans. A 23 ans, elle était la deuxième femme la mieux payée à Hollywood.
Rien n’aurait pu préparer Keira aux années de surveillance et de contrôle qui suivirent. Elle est sortie avec les acteurs Jamie Dornan (2003-2005) et Rupert Friend (2005-2011) au plus grand plaisir des paparazzis. Des rumeurs sur des troubles alimentaires ont circulé dans les tabloïds.
« C’était intense et solitaire, déclare-t-elle. S’il y a un appareil photo à une soirée, je ne pense pas que c’est une fête donc je n’ai jamais été intéressée d’être sur le devant de la scène. Je voulais toujours être première de la classe, être parfaite et j’ai toujours pensé que je pouvais rendre la célébrité juste. J’ai essayé de prendre 3kg mais après les gens disent que vous avez de la cellulite, puis 3kg de moins et vous êtes anorexique et causez la mort des gens. C’était juste trop. Mais dans un sens, je pense que j’ai été chanceuse de reconnaître que tout ça était juste insensé. »
Sa famille et ses amis voulaient qu’elle abandonne tout. « J’y ai vraiment pensé, admet-elle. Particulièrement quand j’ai craqué. » En octobre, Keira a révélé qu’elle avait été diagnostiquée d’un syndrome de stress post-traumatique quand elle avait 22 ans, conséquence de sa notoriété soudaine. ‘J’ai eu des PTSD et des attaques de panique, déclare-t-elle. Je n’ai vraiment pas pu travailler pendant un an et je ne savais pas si ça allait s’arrêter un jour. J’ai un entourage super solide et je les remercie vraiment pour ça. Ma famille et mon petit groupe d’amis proches m’ont juste enveloppée. Et je pense que, sans eux, ça aurait été une histoire complètement différente. Je savais que j’avais toujours quelqu’un pour me faire un câlin sans rien attendre en retour. A la fin, je ne voulais pas qu’ils [les médias et les paparazzis] gagnent. La seule chose que je voulais faire c’était des films. »
La vie de Keira depuis cette période déprimante a été faite de films artistiquement choisis et de vie méticuleusement privée. Sa vingtaine sauvage n’a jamais été documentée. « Pendant 5 ans je sortais tout le temps, confie-t-elle. J’ai réussi à trouver un brillant groupe d’amis qui étaient très privés, mais nous étions toujours sortis. La nuit était le jour et le jour était la nuit, sauf quand je tournais. » Puis, en 2011, elle commence à sortir avec le musicien James Righton, 35 ans – le chanteur et l’interprète principal des Klaxons – et deux ans plus tard, ils sont mariés lors d’une cérémonie discrète dans le Sud de la France, avec Keira portant une veste Chanel faite pour elle par Karl Lagarfeld (elle a été le visage du parfum Coco Mademoiselle depuis 2007 et est désormais aussi le visage de la collection de bijoux Coco Crush). La fille du couple, Edie, est née en 2015. « Je n’avais jamais été particulièrement maternelle mais j’ai toujours su que je voulais connaître ça, dit-elle. Ca fait partie de la vie. Je veux connaître autant d’expériences que possible. »
Sa vie désormais, chez elle à East London, inclut des jouets Playmobils – « Edie ne les aime pas mais moi si. C’est en réalité moi qui joue avec » – et beaucoup de paillettes. « Le petit-déjeuner est un moment collant, donc j’ai une table qui est littéralement recouvert de paillettes, déclare-t-elle. James se lève généralement d’abord pour faire le petit-déjeuner car mon travail est de mettre Edie au lit. »
Est-ce que ses jours de fêtes lui manque ? « Ca me manque vraiment de sortir, avoue-t-elle. J’adorais ça. Je ressentais vraiment qu’une grande partie de moi-même était de danser jusqu’à six heures du matin la plupart des nuits, sauf si je tournais. C’est un changement difficile pour n’importe quel couple d’avoir un enfant. Je ne pense pas que nous aurions pu survivre physiquement si longtemps si nous avions continué à cette allure, mais ça reste un grand changement. Je pense que la première année nous avons essayé de nous convaincre qu’on pourrait continuer à avoir cette vie mais c’est impossible – pas en étant les parents que nous voulons être. »
Righton est sans doute l’homme le plus charmant que j’ai rencontré. Même Keira admet qu’il est presque parfait. « Je suis le principal gagne-pain mais on essaie vraiment d’être parent à 50/50, admet-elle. Il est un père merveilleux et a majoritairement mis sa vie entre parenthèses. Il est sur chaque tournage pour s’occuper d’Edie et il prend ses affaires avec nous pour qu’il enregistre. Nous avons été à une déchetterie récemment et elle m’a dit « Est-ce que tu travailles maman ? » J’ai réalisé qu’elle me voyait principalement à l’arrière des plateaux de tournage, donc je ne sais pas ce qu’elle croit que je fais mais elle pense vraiment que je travaille dans une caravane sur un parking. » Pendant les minutes informelles de notre interview, je saisis l’opportunité de m’excuser encore une fois pour la fois où j’ai tenu éveillé Keira, James et Edie, sans le faire exprès jusqu’à 2h du matin, en buvant avec des amis dans la pièce d’à côté. « Le bébé était réveillé de toute façon. J’aurais du venir vous rejoindre, rit-elle. »
Quand je pose des questions à Keira sur son contrat de beauté avec Chanel, un des plus longs dans l’industrie, elle glousse. « La mode ne m’a jamais intéressée, ce qui est très confus a propos de toute cette période, parce que ça e m’intéresse absolument pas, déclare-t-elle. Mais j’ai toujours aimé tout ce que j’ai porté quand je l’ai fait. Je ne vais probablement pas être sexy de nouveau. J’ai eu une période quand j’avais 21 ou 22 ans de porter tout ce qui était moulant ou très court et je pense qu’il y a un moment où on se dit « Je veux afficher ma sexualité » mais je ne me sens plus comme ça désormais. »
Pour préparer le rôle de Colette, elle a lu tous les romans de l’auteure ainsi que sa biographie. « C’est la recherche que j’aime vraiment, dit-elle. J’ai quitté l’école à 16 ans donc je pense que c’est une manière de m’éduquer. J’ai une puce à l’oreille – et ça peut vraiment être une force conductrice quand ça veut en être une. J’ai vu Colette en tant que politique, et j’ai vu beaucoup de mes films comme très féministes mais personne ne le relevait. C’est une époque où les gens cherchent du sens. Subitement, tout est politique de nouveau. C’est bien. Il y a dix ans, il n’y avait aucun lien entre le travail et la sphère politique et cela m’a toujours paru bizarre, parce que mes parents viennent des années 1970, du théâtre de gauche où toute la créativité avait un but politique. »
Colette est l’un des quatre films dans lequel Keira joue dans les prochains mois. Elle est déjà en promotion pour Casse-Noisette et les Quatre Royaumes de Disney et en mars, elle sera aux côtés d’Alexander Skarsgard pour le drame se déroulant après la Seconde Guerre mondiale, The Aftermath, suivi par le film romantique Berlin, I Love You avec Helen Mirren, et Official Secrets, un thriller sur l’histoire d’une lanceuse d’alerte à l’ONU.
Alors que j’éteins l’enregistreur, je veux demander à Keira de venir boire un verre au pub du coin de la rue mais je me souviens qu’elle est en promotion et qu’elle ne peut certainement pas la louper. Quand je lui demande ce qu’elle fait après, elle rit et me répond succinctement « Parler ! » Elle va directement à une autre interview. « Je parle tellement Scarlett. Je veux juste la fermer.« 

• Je viens de rajouter les premières images de Keira au Graham Norton Show qui sera diffusé le 31 décembre prochain. Keira porte une tenue entièrement signée Yves Saint Laurent. N’oubliez pas les extraits que j’ai ajoutés dans l’article juste en dessous.


Apparitions Publiques > 2018 > The Graham Norton Show

A très bientôt !

//   Article rédigé par Marine  //
28
Déc 2018


B0onjour à tous,

Un premier extrait du Graham Norton Show vient de paraître sur la toile ! On y voit Keira en compagnie de Guy Pearce et de Catherine Tate. Le but du jeu est de montrer un talent qui animera les soirées de fête pour cette fin d’année. Keira intervient en dernier et joue de la musique avec ses dents comme elle l’avait déjà montré. La vidéo est très drôle ! L’interview complète sera disponible le 31 janvier prochain.

Dans ces autres extraits, Keira n’est pas interviewée mais elle réagit aux anecdotes des autres invités qui sont aussi très amusantes.

Keira a également réalisé une interview pour le Guardian que je suis en train de vous traduire tout comme celle du Style Magazine. J’essaie de vous faire ça au plus vite !
A très bientôt !

//   Article rédigé par Marine  //
27
Déc 2018


Bonsoir à tous,

• Je viens de terminer la traduction du magazine DIVA qui a interviewé Keira et Denise Gough lors de la promotion de Colette. Cet échange est très dynamique et intéressant, je vous conseille vivement de le lire. La traduction a été faite par mes soins, merci de me créditer si vous la prenez.

« Pendant qu’elles tournaient leurs scènes d’amour pour Colette, Keira Knightley et Denise Gough ont été sidérées par la suggestion qu’une experte sexuelle queer vienne les rejoindre sur le tournage pour leur donner des conseils. Keira explique que le réalisateur , Wash Westmoreland, était préoccupé, « étant donné qu’il n’était pas une femme, qu’il pourrait ne pas comprendre comment le sexe pourrait être », Denise glousse, « On était là.. « Excuse-moi ? »« .
Nous sommes dans un hôtel cinq étoiles dans le Soho de Londres et nous rigolons tellement tous les trois que nous en pleurons presque. Cette humeur de frivolité et de fausse hystérie dure pendant toute l’interview. Keira et Denise sont perturbantes – chaleureuses, accueillantes et relaxées, encore plus parce qu’elles sont ici ensembles et s’entendent superbement bien. Elles rigolent bruyamment, jurent volontairement et offrent librement et très souvent de franches opinions. Il n’y a pas de publicistes dans la pièces pour intervenir quand les choses deviennent trop délicates. C’est juste Keira, Denise et moi et le thème est « Dis tout ce que tu ressens putain ».
Keira enlève ses talons hauts et s’exclame fortement « Pourquoi est-ce que ça me fait si mal ? J’avais l’habitude de les porter plus d’une heure ! » Denise montre elle aussi son pied blessé en solidarité « Je sais. Regarde ! J’ai des ampoules ! » Elle se tourne vers moi et se fige dans son léger accent irlandais « C’est dur d’être nous ». Continuant la blague, Keira murmure « Un cauchemar ! Un cauchemar ! ».
Aujourd’hui, l’une des plus grandes actrices de notre temps est au « citron et au miel », ayant attrapé le rhume de sa fille de trois ans, Edie. Elle se lamente, « Mon petit sac à main avec tout ce qui faut pour les nez enrhumés, c’est mon sac permanent. » Je lui dis qu’elle me paraît ravissante et Keira me lance un sourire scintillant. Ses reniflements n’étouffent pas ses esprits et elle réussit quand même à être une compagnie exaltante, le type de personne qui te regarde droit dans les yeux et sans doute dans l’âme, quoi qu’elle te dise. Après 20 ans dans le business, elle n’a pas peur de dire exactement ce qu’elle voit. Elle a une voix et, par tous les saints, elle va l’utiliser. Ce n’est pas dur de voir en quoi elle était parfaite pour incarner l’icône littéraire française et la provocatrice inconnue, Gabrielle-Sidonie Colette.
Le réalisateur Wash a essayé de faire ce film, avec son mari et partenaire d’écriture décédé Richard Glatzer, depuis 2001. On leur a souvent répété que ce projet était une frasque mais désormais, les gens semblent vouloir mettre en lumière des histoires féminines.
Ce glorieux queer film, co-écrit par la super talentueuse Rebecca Lenkiewicz, suit les aventures de Colette, une fille de campagne pauvre jusqu’au sommet de Paris, explorant son mariage bohémien avec l’entrepreneur littéraire Willy, qui adorait Colette mais qui adorait encore plus s’approprier son travail de bestseller.
Avec en toile de fond le tournant du siècle, la belle époque sexuellement libérée, le couple en vient à une relation libre. A un moment, ils couchent tous les deux la même beauté aux cheveux de feu. Mais c’est la relation de Colette avec Missy, qui scandalise la société en portant des pantalons ce qui est interdit par la société, qui est le vrai cœur du film. C’est Missy, joué avec tendresse par Denise, qui soutient Colette, qui lui donne la confiance d’aller fanfaronner dans le bureau de Willy, outrageusement sublime dans un costume d’homme et un carré androgyne, réclamant d’être créditée pour son travail. C’est leur amour que j’ai trouvé fondateur. C’est leur connexion qui est fascinante.
Recroquevillée sur le canapé à côté de Keira, la gagnante d’un Olivier Award et la comédienne reconnue Denise se souvient « On était assise dans une pièce en se disant « ça va être sympa de faire ça avec toi ». On doit beaucoup caresser nos égos dans les scènes d’amour avec les garçons. Avec les filles, c’est beaucoup plus facile. » Keira confirme, « Je n’ai pas fini avec une démangeaison cutanée. Tu avais mon retour, j’avais le tien. C’était très charmant. »
La première fois qu’elle se sont vues, elles se sont beaucoup parlées, pas au sujet du film mais sur la rupture amoureuse de Denise. « J’avais rompu avec quelqu’un ! ». Keira saute sur l’occasion, « Et j’adore les histoires de rupture. S’il te plaît, raconte-moi tout. » Quand je complimente leur alchimie à l’écran, la vétéran des films historiques Keira admet, « Bizarrement, soit on l’a et c’est brillant, ou les gens ne s’aiment pas mais devant la caméra, c’est la même chose ». Denise sourit de contentement, « Je suis contente que les gens pensent qu’on a une bonne alchimie. C’est vrai. Comme vous pouvez le voir ! »
Je demande à Keira comment elle se sent d’interpréter une queer et elle rayonne. « Oh c’était merveilleux. Le message que j’ai tiré de mes recherches est qu’elle était vraie envers elle-même. Elle aimait qui elle aimait. Elle couchait avec qui elle couchait. Elle était une survivante et vivait selon ses propres lois. J’ai trouvé ça incroyablement inspirant. Avec la sexualité, cela se faisait là où ça devait être. Nous faisons ce qui est naturel pour nous, entre adultes consentants. Quelle merveille d’interpréter quelqu’un comme ça. »
Bien que ce soit le premier rôle ouvertement queer de Knightley, sa performance dans le succès de 2002 Joue-là comme Beckham a déclenché de nombreux radars gays, le mien inclus. Je ne peux pas résister de lui demander, est-ce qu’elle soutient Jules et Jess autant que moi ? Sa réponse est instantanée, sans équivoque et exactement ce que je voulais entendre. « 100% oui. Allez, ce n’est pas le coach ! Elles en tant que couple, c’est la suite ! » Elle indique la coiffure de lutin que Denise a adopté pour jouer Missy mais qu’elle a gardé car elle l’aimait trop. « Je pense que j’ai ta coupe de cheveux dans le film ». Denise s’illumine à la révélation, « C’est vrai ! Tu avais ce voile ». Keira sourit, « C’était le début des années 2000. C’était un voile, n’est-ce pas ? » Soudain, Denise interrompt cette conversation de coiffure, pensive. « C’est incroyable. Ces conversations n’existaient pas alors. » Keira songe, « Même si tu avais pris cette décision, ça aurait été une lutte. Je pense que si on refaisait le film aujourd’hui, ce serait complètement positif. Et elles seraient tombées amoureuses et emménagées au Etats-Unis et ça aurait été super. » Denise est triomphante, « Ca c’est le progrès ! » « Oui, acquiesce Keira. Centimètre par centimètre. »
Notre conversation revient sur Colette et Denise avoue qu’elle était « sacrément terrifiée » d’interpréter le rôle de Missy, qui s’habillait traditionnellement en homme et attirait à la fois les femmes et les hommes.
Les spectateurs ont interprété la Missy de Denise comme une lesbienne virile et un homme trans, mais comme Denise le souligne, cette terminologie n’existait pas à l’époque. « Trans n’était pas un mot. Il n’y avait même pas de mot pour une lesbienne. » Nous étions tous des « invertis ».
Le réalisateur Wash, qui est passionné d’histoire queer, était particulièrement attentif quand il a choisi qui allait interpréter ce rôle. Il a organisé un atelier avec des intervenants queer au BFI Flare Festival à Londres et a ouvert la conférence à tous les auditeurs quel que soit leur identité de genre. En réalité, il a intégré les personnes queer à tout le processus de casting, dont les personnalités favorites de DIVA Jake Graf et Rebecca Root dans des rôles de sexe opposé et des gens de couleur interprétant des personnes historiques blanches.
« J’ai l’impression de faire partie de quelque chose de très progressiste, déclare sérieusement Denise. Si c’est controversé et que les gens sont en colère, si j’en deviens le catalyseur, c’est bien. Parce que tant que quelque chose de controversé peut advenir, je serais fière d’en faire partie. Mais oui, c’était effrayant pour moi au début. Soyons honnête. »
Keira est contemplative. « La tragédie pour Missy est qu’elle n’a pas vécu dans une époque -qu’il n’a pas vécu dans une époque- où il pouvait choisir son identité, qu’il ne pouvait pas dire « Je suis cela ». Ce qui est bien dans ces identités, c’est que les gens ne se sentent plus seuls. Missy est probablement une personne qui aurait pu bénéficier de cela. »
Je remarque que même si l’histoire s’est déroulée il y a un siècle, elle semble incroyablement actuelle en 2019. C’est un film sur la prise de pouvoir féminine, sur l’identité de genre et la liberté sexuelle, apparemment sur-mesure pour l’ère post-Me Too. Keira est d’accord. « C’est extraordinaire, et peut-être un peu déprimant, de voir à quel point c’est actuel. Je ne crois pas que j’ai déjà eu ça avant, quand ça convient parfaitement au moment présent. Nous devons accepter que ces changements seront lents. Nous allons être réduites au silence et les gens vont continuer à essayer et à nous faire taire. L’histoire se concentre sur Colette qui lutte pour trouver sa voix et elle le fait putain. Au moment où elle réalise qu’elle va être une victime, elle pousse de toutes ses forces et se dégage. »
Denise continue, « il y a une citation brillante dans I am not your Negro de James Baldwin. Il dit que quand un enfant ouvre les yeux sur le monde, il doit s’habituer à ce qu’il voit. Si nous continuons à combattre l’idée que les femmes et la communauté queer sont secondaires et opprimées, c’est ce que les gens verront à l’avenir. Donc c’est important d’avoir ces célébrations, comme de voir ces gens sortir, vivre sans s’excuser et de passer un super moment à le faire n’est-ce pas ? On ne peut pas s’attendre à ce que les enfants soient eux-mêmes s’ils sont toujours en train de lutter. On doit voir la lumière et la vie. »
Denise confesse qu’elle ne connaissait pas Colette avant le film. « On réalise que peu de jeunes femmes la connaissent, ce qui bizarre étant la pionnière qu’elle était. Pourtant, elle n’est pas sur toutes nos couvertures de livres. Si un homme avait fait la même chose, il serait partout et Tom Hanks l’aurait interprété dans 15 films différents sur sa vie. On ne traite pas les histoires des femmes avec le même respect et excitement que ce qu’on fait avec les hommes. »
Quand je demande si on commence à découvrir davantage d’histoires féminines, Keira est prudemment optimiste. « Nous essayons ! Nous admettons au moins qu’il y a une grande différence, que les vérités féminines ne sont pas dites, et que culturellement cela a mené à nous réduire au silence. C’est très important que nous nous explorons pour que nous sachions que nous ne sommes pas seules, qu’il n’y a pas qu’un seul point de vue sur la féminité et sur la sexualité. » Mais elle relève, « évidemment il y a un aspect commercial. Il y a des films vraiment intéressants qui vont sortir avec de grands premiers rôles féminins mais ça ne continuera que si les gens vont les voir. J’espère que nous continuerons à pousser et à changer notre culture car elle a certainement besoin d’être changée. »
Keira et Denise sont toutes les deux très éloquentes, des oratrices agitées, mais elles sont aussi très drôles et alertes. Après une succession de vociférations vives sur les narrations féminines au cinéma, Keira brise la tension, raillant « Salopes bavardes, n’est-ce pas ? »
Illustrant parfaitement le chemin qu’il reste à parcourir à notre culture, la semaine où nous rencontrons Keira, elle est sur tous les titres de presse à cause du Sexe Faible, son essai merveilleusement viscéral sur les réalités animales de l’accouchement (« je me souviens des salissures, du vomi, du sang, des points de suture »), et de la pression dévastatrice qui pèse sur les jeunes mères (« Sois belle, sois stylé, ne montre pas ton champ de bataille »). Son ode à la force féminine apparaît dans l’impressionnante anthologie, Feminists don’t wear pink (and other lies), soulevant des fonds pour le mouvement Girl Up. Cependant, l’écrit de Keira fait des vagues, parce que c’est une lecture essentielle et évocatrice (ce qu’elle est) mais parce que l’essai a été volontairement mal interprété par certains médias. Des tabloïds affamés de clics internets ont tiré les mots hors de leur contexte et réorganisés comme une attaque contre Kate Middleton, qui a accouché un jour après Keira et a été hâtivement photographiée par la presse mondiale, maquillée et sur des talons hauts.
« Ils ont manqué le sujet ! » Keira tempête avec emphase, ses yeux grands ouverts et enragés. « C’était 100% empathique de la part d’un putain de corps féminin qui a traversé toute cette expérience envers un autre corps féminin, sans se soucier de qui il s’agit. Ce n’était pas pour la critiquer ou la diffamer. C’était l’opposé ! » Elle s’arrête pour respirer. « Et c’est ce que nous combattons. C’est la raison pour laquelle je dis à tout le monde « ça ne va pas être un combat facile ». » Denise secoue sa tête, protectrice, « je déteste ce qu’ils t’ont fait. Oh mon Dieu ça m’a rendue si violente. Je pensais à toi hier. Rappelle toi quand ton corps t’a été enlevé, exposé partout et qu’ils disaient des choses si horribles ? »
Keira se souvient. Nous nous souvenons tous. Comment les tabloïds en ont fait l’icône des « trop maigres », comment elle a porté plainte contre le Daily Mail pour avoir écrit qu’elle souffrait de troubles alimentaires et avait contribué à la mort d’une jeune adolescente anorexique, comme elle a été harcelée par les paparazzis qui criaient « salope » devant sa porte de maison pour la provoquer dans une réaction juteuse qu’ils auraient pu prendre en photo et vendre par millions.
De manière impressionnante, Keira a gardé son calme : « Finalement ce qu’on réalise avec tout ça et cet essai, c’est que chaque femme a affaire à ça. Chaque mère sait qu’elle doit rester silencieuse. Et concernant le corps, on est tous coincé dans cette idée constante « nous ne sommes pas assez bien ». On ravale tous notre haine de soi et la misogynie. Ca prend énormément de se dire « rien de tout ça n’est juste » parce qu’on a juste toute notre culture qui est contre nous. Mais, ajoute-t-elle déterminée, nous devons nous battre. »
Je suis totalement accrochée. Keira a vraiment un don pour livrer des discours puissants. Mais commet fait-elle pour vivre dans cette curiosité publique ? Sa réponse est succincte : « De bons thérapeutes« . Puis elle s’anime de nouveau. « Je suis privilégiée sur deux points. Le premier, et probablement le plus important, est une solide famille qui est vraiment incroyable. Le second est que, quand j’ai besoin d’aide, je peux m’offrir cette aide. Quand on regarde la crise mentale de ce pays, le problème est le manque de privilège. C’est la loterie du code postal. L’esprit est une grande charité mais on ne peut pas tout gérer… » Elle se retient et s’écrie « JE DOIS ARRÊTER DE PARLER ! »
Denise et moi pensons la même chose mais elle le dit en premier : « Je tombe de plus en plus amoureuse d’elle. » Je la rejoins, déclarant sauvagement « Nous sommes tous amoureux d’elle ! » Denise rit « C’est juste un graaaaaand amour. Oh, je suis tellement heureuse d’avoir fait ce film. Tu es brillante, Keira Knightley. » Keira la regarde et lui souffle en réponse « Tu es brillante ».
Stimulée par la camaraderie de la pièce, Denise lance une idée farfelue : « Pourquoi ne pas rester ici, se commander à manger et parler de féminisme ? » Naturellement, je suis dans le coup. Avant que le RP Rep ouvre la porte et mette fin à nos manigances, Keira me lance « Pensez-vous qu’on peut guérir le monde ? » C’est une grande demande mais en compagnie de ces deux femmes électrisantes, pour la première fois dans ce semble être une éternité, je suis optimiste pour le futur.

• Le magazine Empire a publié une page consacrée à The Aftermath. Le scan est disponible dans la galerie, je remercie vivement Skarsjoy pour cette image. Espérons que les clichés dévoilés seront bientôt disponibles sans tags.


Couvertures de magazines

Voici le passage sur le personnage de Rachael Morgan, interprété par Keira. Traduit par mes soins, merci de me créditer si vous le prenez.

Rachael a très peu de contrôle sur sa propre vie. Durant la Seconde Guerre mondiale, elle a perdu son fils unique. Désirant désespérément une connexion et se sentant comme une étrangère face à son propre mari, Rachael commence une relation potentiellement destructrice avec Stefan. « Rachael n’est pas une ingénue, confie le réalisateur James Kent. Elle a tiré une sagesse de tout ce qu’elle a vécu. Elle ne s’est pas aveuglement embarquée dans une aventure. Le film est sur le regain d’espoir. Comment trouver de l’espoir quand tout semble si sombre ? » Et quel prix êtes-vous prêt à payer pour ça ?

J’ai vraiment hâte d’en savoir plus sur ce film !
A très bientôt !

//   Article rédigé par Marine  //