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  WELCOME !

Bienvenue sur Magnificient, votre source française sur l'actrice britannique Keira Knightley. Vous avez pu la découvrir dans Pirates des Caraïbes, Orgueil & Préjugés, Anna Karérine ou The Imitation Game. Vous la verrez prochainement au cinéma dans le biopic Colette, dans le drame historique The Aftermath et dans la comédie romantique Berlin, I Love You. Très bonne visite sur le site, Votre Webmiss Marine // //
  DERNIÈRES NEWS

Podcast Feminists don't wear pink
Voix off d'un court-métrage
Nouvelle bande-annonce et still de Official Secrets
Nomination de Keira aux Teen Choice Awards

30
Déc 2018


Bonjour à tous,

• Quelques nouveaux noms se sont ajoutés au casting de Official Secrets qui aura sa première le 28 janvier prochain au Sundance Film Festival. Parmi eux, nous retrouvons Hattie Morahan (The Bletchley Circle, Alice de l’autre côté du miroir), Jack Farthing (Poldark, The ABC Murders), John Hefferman (Dickensian, Ripper Street), Monica Dolan (Vanity Fair, A Very English Scandal), Kenneth Cranham (Bancroft, The White Princess) et Shaun Dooley (Jamestown, Broadchurch). Hâte de voir le film !

• Selon plusieurs sources, le film Berlin, I Love You pourrait avoir sa première le 8 février 2019. Ce film chorale a été tourné il y a plus d’un an désormais. Keira tourne avec Helen Mirren dans un court-métrage de Massy Tadjedin (Last Night). Je remercie Dianna Agron Fan pour cette information.

• Selon IMDB, The Aftermath sortira en Grande-Bretagne le 1er mars prochain. Ce sera ensuite le tour des Etats-Unis le 15 mars avant la France le 3 avril 2019.

A très bientôt !

//   Article rédigé par Marine  //
29
Déc 2018


Bonsoir à tous,

Je viens de terminer la traduction de l’interview pour Style magazine, réalisée par Scarlett Curtis. Elle revient assez longuement sur le parcours de Keira et c’est très intéressant. La traduction a été réalisée par mes soins, merci de me créditer si vous la prenez.

« J’avais huit ans quand j’ai rencontré Keira Knightley pour la première fois, sur le tournage de Love Actually en 2002. Alors que certains se souvienne d’elle en tant que Juliette portant un chapeau bizarre, nos différents rôles dans le film nous a placé dans une situation parfaite pour devenir amies. Mon père, Richard Curtis, qui dirigeait le film, m’a proposé de jouer un ange ou un homard – j’ai fini par accepter le rôle du « second homard » dans une reconstitution de la Nativité, à la condition que je rencontre Keira. Je l’avais vue dans Joue-la Comme Beckham, elle avait 18 ans et elle était tout ce que je voulais être. Lorsque Keira avait des tresses, je voulais des tresses, quand elle a eu de l’acné, je me languissais d’éclore.
Ma famille pense qu’elle est une des personnes les plus gentilles au monde. Elle fait la vaisselle après le brunch, elle apporte toujours du vin et elle dit oui à toutes les demandes folles de mes parents pour le Comic Relief (mon père et ma mère, la productrice Emma Freud, aident à gérer la fondation) – plus récemment, reprendre le rôle de Juliet dans Love Actually Red Nose Day l’année dernière.
Quinze ans auparavant, Keira est venue dîner et quand nous lui avons demandé sur quoi elle travaillait, elle a roulé les yeux et a dit « Oh, un petit film sur des pirates ». Deux mois plus tard, elle marchait sur le tapis rouge à la première de Pirates des Caraïbes, qui est devenu une franchise milliardaire (en tant qu’héroïne Elizabeth Swann, elle est apparue dans trois films de plus). L’attention substantielle de la presse a changé sa vie à jamais. « Je me rappelle me réveiller un matin avec dix hommes devant ma porte et ils ne l’ont pas quittée pendant 5 ans, déclare-t-elle. »
Aujourd’hui, nous sommes ici pour son dernier film, Colette, un biopic magnifique, hilarant et choquant sur l’auteure française du début du XXe siècle, dans lequel Keira, maintenant 33 ans, joue le rôle titre. Nous sommes cachées dans une pièce au Soho hotel et elle porte un jean et un tee-shirt. Après s’être jetée sur le canapé, elle commande un café noir. « Colette est moralement un peu ambigüe, mais j’aime ça, dit-elle. Je pensais que c’était une chance de jouer quelqu’un qui est réel dans toute sa complexité. »
Bien que je n’ai jamais vu Keira porter autre chose qu’un jean et un tee-shirt dans la vie quotidienne, son amour des corsets est évident sur grand écran dans les films qui ont défini sa carrière : la franchise Pirates des Caraïbes, The Duchess, Anna Karérine et Orgueil & Préjugés, pour lequel elle a été nominée en tant que Meilleure Actrice aux Oscars en 2006 (elle a aussi eu une nomination pour son second rôle en 2015 pour The Imitation Game). « Le thème dans une grande partie de mon travail a été une espèce de féminité mise en cage, répond-elle. C’est plus extrême quand c’est un film d’époque. [Le corset] est littéralement une cage pour les corps féminins et c’était ce que la société faisait à ces femmes ».
« Une féminité en cage » est la description parfaite de la manière dont cette actrice adolescente de Teddington a été entraînée dans le tourbillon de Hollywood. Ses parents, la scénariste Sharman Macdonald et le comédien Will Knightley, ont commencé à l’emmener aux auditions pendant les vacances d’été à ses 6 ans. « Je ne me rappelle même pas d’avoir voulu être autre chose qu’actrice, dit-elle. » Elle a eu de petits rôles à la télévision puis dans un film d’horreur, The Hole, en 2001 avant Joue-Là comme Beckham, la comédie britannique sur des adolescentes jouant au football, la catapultant sous les feux de la rampe à 17 ans. A 23 ans, elle était la deuxième femme la mieux payée à Hollywood.
Rien n’aurait pu préparer Keira aux années de surveillance et de contrôle qui suivirent. Elle est sortie avec les acteurs Jamie Dornan (2003-2005) et Rupert Friend (2005-2011) au plus grand plaisir des paparazzis. Des rumeurs sur des troubles alimentaires ont circulé dans les tabloïds.
« C’était intense et solitaire, déclare-t-elle. S’il y a un appareil photo à une soirée, je ne pense pas que c’est une fête donc je n’ai jamais été intéressée d’être sur le devant de la scène. Je voulais toujours être première de la classe, être parfaite et j’ai toujours pensé que je pouvais rendre la célébrité juste. J’ai essayé de prendre 3kg mais après les gens disent que vous avez de la cellulite, puis 3kg de moins et vous êtes anorexique et causez la mort des gens. C’était juste trop. Mais dans un sens, je pense que j’ai été chanceuse de reconnaître que tout ça était juste insensé. »
Sa famille et ses amis voulaient qu’elle abandonne tout. « J’y ai vraiment pensé, admet-elle. Particulièrement quand j’ai craqué. » En octobre, Keira a révélé qu’elle avait été diagnostiquée d’un syndrome de stress post-traumatique quand elle avait 22 ans, conséquence de sa notoriété soudaine. ‘J’ai eu des PTSD et des attaques de panique, déclare-t-elle. Je n’ai vraiment pas pu travailler pendant un an et je ne savais pas si ça allait s’arrêter un jour. J’ai un entourage super solide et je les remercie vraiment pour ça. Ma famille et mon petit groupe d’amis proches m’ont juste enveloppée. Et je pense que, sans eux, ça aurait été une histoire complètement différente. Je savais que j’avais toujours quelqu’un pour me faire un câlin sans rien attendre en retour. A la fin, je ne voulais pas qu’ils [les médias et les paparazzis] gagnent. La seule chose que je voulais faire c’était des films. »
La vie de Keira depuis cette période déprimante a été faite de films artistiquement choisis et de vie méticuleusement privée. Sa vingtaine sauvage n’a jamais été documentée. « Pendant 5 ans je sortais tout le temps, confie-t-elle. J’ai réussi à trouver un brillant groupe d’amis qui étaient très privés, mais nous étions toujours sortis. La nuit était le jour et le jour était la nuit, sauf quand je tournais. » Puis, en 2011, elle commence à sortir avec le musicien James Righton, 35 ans – le chanteur et l’interprète principal des Klaxons – et deux ans plus tard, ils sont mariés lors d’une cérémonie discrète dans le Sud de la France, avec Keira portant une veste Chanel faite pour elle par Karl Lagarfeld (elle a été le visage du parfum Coco Mademoiselle depuis 2007 et est désormais aussi le visage de la collection de bijoux Coco Crush). La fille du couple, Edie, est née en 2015. « Je n’avais jamais été particulièrement maternelle mais j’ai toujours su que je voulais connaître ça, dit-elle. Ca fait partie de la vie. Je veux connaître autant d’expériences que possible. »
Sa vie désormais, chez elle à East London, inclut des jouets Playmobils – « Edie ne les aime pas mais moi si. C’est en réalité moi qui joue avec » – et beaucoup de paillettes. « Le petit-déjeuner est un moment collant, donc j’ai une table qui est littéralement recouvert de paillettes, déclare-t-elle. James se lève généralement d’abord pour faire le petit-déjeuner car mon travail est de mettre Edie au lit. »
Est-ce que ses jours de fêtes lui manque ? « Ca me manque vraiment de sortir, avoue-t-elle. J’adorais ça. Je ressentais vraiment qu’une grande partie de moi-même était de danser jusqu’à six heures du matin la plupart des nuits, sauf si je tournais. C’est un changement difficile pour n’importe quel couple d’avoir un enfant. Je ne pense pas que nous aurions pu survivre physiquement si longtemps si nous avions continué à cette allure, mais ça reste un grand changement. Je pense que la première année nous avons essayé de nous convaincre qu’on pourrait continuer à avoir cette vie mais c’est impossible – pas en étant les parents que nous voulons être. »
Righton est sans doute l’homme le plus charmant que j’ai rencontré. Même Keira admet qu’il est presque parfait. « Je suis le principal gagne-pain mais on essaie vraiment d’être parent à 50/50, admet-elle. Il est un père merveilleux et a majoritairement mis sa vie entre parenthèses. Il est sur chaque tournage pour s’occuper d’Edie et il prend ses affaires avec nous pour qu’il enregistre. Nous avons été à une déchetterie récemment et elle m’a dit « Est-ce que tu travailles maman ? » J’ai réalisé qu’elle me voyait principalement à l’arrière des plateaux de tournage, donc je ne sais pas ce qu’elle croit que je fais mais elle pense vraiment que je travaille dans une caravane sur un parking. » Pendant les minutes informelles de notre interview, je saisis l’opportunité de m’excuser encore une fois pour la fois où j’ai tenu éveillé Keira, James et Edie, sans le faire exprès jusqu’à 2h du matin, en buvant avec des amis dans la pièce d’à côté. « Le bébé était réveillé de toute façon. J’aurais du venir vous rejoindre, rit-elle. »
Quand je pose des questions à Keira sur son contrat de beauté avec Chanel, un des plus longs dans l’industrie, elle glousse. « La mode ne m’a jamais intéressée, ce qui est très confus a propos de toute cette période, parce que ça e m’intéresse absolument pas, déclare-t-elle. Mais j’ai toujours aimé tout ce que j’ai porté quand je l’ai fait. Je ne vais probablement pas être sexy de nouveau. J’ai eu une période quand j’avais 21 ou 22 ans de porter tout ce qui était moulant ou très court et je pense qu’il y a un moment où on se dit « Je veux afficher ma sexualité » mais je ne me sens plus comme ça désormais. »
Pour préparer le rôle de Colette, elle a lu tous les romans de l’auteure ainsi que sa biographie. « C’est la recherche que j’aime vraiment, dit-elle. J’ai quitté l’école à 16 ans donc je pense que c’est une manière de m’éduquer. J’ai une puce à l’oreille – et ça peut vraiment être une force conductrice quand ça veut en être une. J’ai vu Colette en tant que politique, et j’ai vu beaucoup de mes films comme très féministes mais personne ne le relevait. C’est une époque où les gens cherchent du sens. Subitement, tout est politique de nouveau. C’est bien. Il y a dix ans, il n’y avait aucun lien entre le travail et la sphère politique et cela m’a toujours paru bizarre, parce que mes parents viennent des années 1970, du théâtre de gauche où toute la créativité avait un but politique. »
Colette est l’un des quatre films dans lequel Keira joue dans les prochains mois. Elle est déjà en promotion pour Casse-Noisette et les Quatre Royaumes de Disney et en mars, elle sera aux côtés d’Alexander Skarsgard pour le drame se déroulant après la Seconde Guerre mondiale, The Aftermath, suivi par le film romantique Berlin, I Love You avec Helen Mirren, et Official Secrets, un thriller sur l’histoire d’une lanceuse d’alerte à l’ONU.
Alors que j’éteins l’enregistreur, je veux demander à Keira de venir boire un verre au pub du coin de la rue mais je me souviens qu’elle est en promotion et qu’elle ne peut certainement pas la louper. Quand je lui demande ce qu’elle fait après, elle rit et me répond succinctement « Parler ! » Elle va directement à une autre interview. « Je parle tellement Scarlett. Je veux juste la fermer.« 

• Je viens de rajouter les premières images de Keira au Graham Norton Show qui sera diffusé le 31 décembre prochain. Keira porte une tenue entièrement signée Yves Saint Laurent. N’oubliez pas les extraits que j’ai ajoutés dans l’article juste en dessous.


Apparitions Publiques > 2018 > The Graham Norton Show

A très bientôt !

//   Article rédigé par Marine  //
28
Déc 2018


B0onjour à tous,

Un premier extrait du Graham Norton Show vient de paraître sur la toile ! On y voit Keira en compagnie de Guy Pearce et de Catherine Tate. Le but du jeu est de montrer un talent qui animera les soirées de fête pour cette fin d’année. Keira intervient en dernier et joue de la musique avec ses dents comme elle l’avait déjà montré. La vidéo est très drôle ! L’interview complète sera disponible le 31 janvier prochain.

Dans ces autres extraits, Keira n’est pas interviewée mais elle réagit aux anecdotes des autres invités qui sont aussi très amusantes.

Keira a également réalisé une interview pour le Guardian que je suis en train de vous traduire tout comme celle du Style Magazine. J’essaie de vous faire ça au plus vite !
A très bientôt !

//   Article rédigé par Marine  //
27
Déc 2018


Bonsoir à tous,

• Je viens de terminer la traduction du magazine DIVA qui a interviewé Keira et Denise Gough lors de la promotion de Colette. Cet échange est très dynamique et intéressant, je vous conseille vivement de le lire. La traduction a été faite par mes soins, merci de me créditer si vous la prenez.

« Pendant qu’elles tournaient leurs scènes d’amour pour Colette, Keira Knightley et Denise Gough ont été sidérées par la suggestion qu’une experte sexuelle queer vienne les rejoindre sur le tournage pour leur donner des conseils. Keira explique que le réalisateur , Wash Westmoreland, était préoccupé, « étant donné qu’il n’était pas une femme, qu’il pourrait ne pas comprendre comment le sexe pourrait être », Denise glousse, « On était là.. « Excuse-moi ? »« .
Nous sommes dans un hôtel cinq étoiles dans le Soho de Londres et nous rigolons tellement tous les trois que nous en pleurons presque. Cette humeur de frivolité et de fausse hystérie dure pendant toute l’interview. Keira et Denise sont perturbantes – chaleureuses, accueillantes et relaxées, encore plus parce qu’elles sont ici ensembles et s’entendent superbement bien. Elles rigolent bruyamment, jurent volontairement et offrent librement et très souvent de franches opinions. Il n’y a pas de publicistes dans la pièces pour intervenir quand les choses deviennent trop délicates. C’est juste Keira, Denise et moi et le thème est « Dis tout ce que tu ressens putain ».
Keira enlève ses talons hauts et s’exclame fortement « Pourquoi est-ce que ça me fait si mal ? J’avais l’habitude de les porter plus d’une heure ! » Denise montre elle aussi son pied blessé en solidarité « Je sais. Regarde ! J’ai des ampoules ! » Elle se tourne vers moi et se fige dans son léger accent irlandais « C’est dur d’être nous ». Continuant la blague, Keira murmure « Un cauchemar ! Un cauchemar ! ».
Aujourd’hui, l’une des plus grandes actrices de notre temps est au « citron et au miel », ayant attrapé le rhume de sa fille de trois ans, Edie. Elle se lamente, « Mon petit sac à main avec tout ce qui faut pour les nez enrhumés, c’est mon sac permanent. » Je lui dis qu’elle me paraît ravissante et Keira me lance un sourire scintillant. Ses reniflements n’étouffent pas ses esprits et elle réussit quand même à être une compagnie exaltante, le type de personne qui te regarde droit dans les yeux et sans doute dans l’âme, quoi qu’elle te dise. Après 20 ans dans le business, elle n’a pas peur de dire exactement ce qu’elle voit. Elle a une voix et, par tous les saints, elle va l’utiliser. Ce n’est pas dur de voir en quoi elle était parfaite pour incarner l’icône littéraire française et la provocatrice inconnue, Gabrielle-Sidonie Colette.
Le réalisateur Wash a essayé de faire ce film, avec son mari et partenaire d’écriture décédé Richard Glatzer, depuis 2001. On leur a souvent répété que ce projet était une frasque mais désormais, les gens semblent vouloir mettre en lumière des histoires féminines.
Ce glorieux queer film, co-écrit par la super talentueuse Rebecca Lenkiewicz, suit les aventures de Colette, une fille de campagne pauvre jusqu’au sommet de Paris, explorant son mariage bohémien avec l’entrepreneur littéraire Willy, qui adorait Colette mais qui adorait encore plus s’approprier son travail de bestseller.
Avec en toile de fond le tournant du siècle, la belle époque sexuellement libérée, le couple en vient à une relation libre. A un moment, ils couchent tous les deux la même beauté aux cheveux de feu. Mais c’est la relation de Colette avec Missy, qui scandalise la société en portant des pantalons ce qui est interdit par la société, qui est le vrai cœur du film. C’est Missy, joué avec tendresse par Denise, qui soutient Colette, qui lui donne la confiance d’aller fanfaronner dans le bureau de Willy, outrageusement sublime dans un costume d’homme et un carré androgyne, réclamant d’être créditée pour son travail. C’est leur amour que j’ai trouvé fondateur. C’est leur connexion qui est fascinante.
Recroquevillée sur le canapé à côté de Keira, la gagnante d’un Olivier Award et la comédienne reconnue Denise se souvient « On était assise dans une pièce en se disant « ça va être sympa de faire ça avec toi ». On doit beaucoup caresser nos égos dans les scènes d’amour avec les garçons. Avec les filles, c’est beaucoup plus facile. » Keira confirme, « Je n’ai pas fini avec une démangeaison cutanée. Tu avais mon retour, j’avais le tien. C’était très charmant. »
La première fois qu’elle se sont vues, elles se sont beaucoup parlées, pas au sujet du film mais sur la rupture amoureuse de Denise. « J’avais rompu avec quelqu’un ! ». Keira saute sur l’occasion, « Et j’adore les histoires de rupture. S’il te plaît, raconte-moi tout. » Quand je complimente leur alchimie à l’écran, la vétéran des films historiques Keira admet, « Bizarrement, soit on l’a et c’est brillant, ou les gens ne s’aiment pas mais devant la caméra, c’est la même chose ». Denise sourit de contentement, « Je suis contente que les gens pensent qu’on a une bonne alchimie. C’est vrai. Comme vous pouvez le voir ! »
Je demande à Keira comment elle se sent d’interpréter une queer et elle rayonne. « Oh c’était merveilleux. Le message que j’ai tiré de mes recherches est qu’elle était vraie envers elle-même. Elle aimait qui elle aimait. Elle couchait avec qui elle couchait. Elle était une survivante et vivait selon ses propres lois. J’ai trouvé ça incroyablement inspirant. Avec la sexualité, cela se faisait là où ça devait être. Nous faisons ce qui est naturel pour nous, entre adultes consentants. Quelle merveille d’interpréter quelqu’un comme ça. »
Bien que ce soit le premier rôle ouvertement queer de Knightley, sa performance dans le succès de 2002 Joue-là comme Beckham a déclenché de nombreux radars gays, le mien inclus. Je ne peux pas résister de lui demander, est-ce qu’elle soutient Jules et Jess autant que moi ? Sa réponse est instantanée, sans équivoque et exactement ce que je voulais entendre. « 100% oui. Allez, ce n’est pas le coach ! Elles en tant que couple, c’est la suite ! » Elle indique la coiffure de lutin que Denise a adopté pour jouer Missy mais qu’elle a gardé car elle l’aimait trop. « Je pense que j’ai ta coupe de cheveux dans le film ». Denise s’illumine à la révélation, « C’est vrai ! Tu avais ce voile ». Keira sourit, « C’était le début des années 2000. C’était un voile, n’est-ce pas ? » Soudain, Denise interrompt cette conversation de coiffure, pensive. « C’est incroyable. Ces conversations n’existaient pas alors. » Keira songe, « Même si tu avais pris cette décision, ça aurait été une lutte. Je pense que si on refaisait le film aujourd’hui, ce serait complètement positif. Et elles seraient tombées amoureuses et emménagées au Etats-Unis et ça aurait été super. » Denise est triomphante, « Ca c’est le progrès ! » « Oui, acquiesce Keira. Centimètre par centimètre. »
Notre conversation revient sur Colette et Denise avoue qu’elle était « sacrément terrifiée » d’interpréter le rôle de Missy, qui s’habillait traditionnellement en homme et attirait à la fois les femmes et les hommes.
Les spectateurs ont interprété la Missy de Denise comme une lesbienne virile et un homme trans, mais comme Denise le souligne, cette terminologie n’existait pas à l’époque. « Trans n’était pas un mot. Il n’y avait même pas de mot pour une lesbienne. » Nous étions tous des « invertis ».
Le réalisateur Wash, qui est passionné d’histoire queer, était particulièrement attentif quand il a choisi qui allait interpréter ce rôle. Il a organisé un atelier avec des intervenants queer au BFI Flare Festival à Londres et a ouvert la conférence à tous les auditeurs quel que soit leur identité de genre. En réalité, il a intégré les personnes queer à tout le processus de casting, dont les personnalités favorites de DIVA Jake Graf et Rebecca Root dans des rôles de sexe opposé et des gens de couleur interprétant des personnes historiques blanches.
« J’ai l’impression de faire partie de quelque chose de très progressiste, déclare sérieusement Denise. Si c’est controversé et que les gens sont en colère, si j’en deviens le catalyseur, c’est bien. Parce que tant que quelque chose de controversé peut advenir, je serais fière d’en faire partie. Mais oui, c’était effrayant pour moi au début. Soyons honnête. »
Keira est contemplative. « La tragédie pour Missy est qu’elle n’a pas vécu dans une époque -qu’il n’a pas vécu dans une époque- où il pouvait choisir son identité, qu’il ne pouvait pas dire « Je suis cela ». Ce qui est bien dans ces identités, c’est que les gens ne se sentent plus seuls. Missy est probablement une personne qui aurait pu bénéficier de cela. »
Je remarque que même si l’histoire s’est déroulée il y a un siècle, elle semble incroyablement actuelle en 2019. C’est un film sur la prise de pouvoir féminine, sur l’identité de genre et la liberté sexuelle, apparemment sur-mesure pour l’ère post-Me Too. Keira est d’accord. « C’est extraordinaire, et peut-être un peu déprimant, de voir à quel point c’est actuel. Je ne crois pas que j’ai déjà eu ça avant, quand ça convient parfaitement au moment présent. Nous devons accepter que ces changements seront lents. Nous allons être réduites au silence et les gens vont continuer à essayer et à nous faire taire. L’histoire se concentre sur Colette qui lutte pour trouver sa voix et elle le fait putain. Au moment où elle réalise qu’elle va être une victime, elle pousse de toutes ses forces et se dégage. »
Denise continue, « il y a une citation brillante dans I am not your Negro de James Baldwin. Il dit que quand un enfant ouvre les yeux sur le monde, il doit s’habituer à ce qu’il voit. Si nous continuons à combattre l’idée que les femmes et la communauté queer sont secondaires et opprimées, c’est ce que les gens verront à l’avenir. Donc c’est important d’avoir ces célébrations, comme de voir ces gens sortir, vivre sans s’excuser et de passer un super moment à le faire n’est-ce pas ? On ne peut pas s’attendre à ce que les enfants soient eux-mêmes s’ils sont toujours en train de lutter. On doit voir la lumière et la vie. »
Denise confesse qu’elle ne connaissait pas Colette avant le film. « On réalise que peu de jeunes femmes la connaissent, ce qui bizarre étant la pionnière qu’elle était. Pourtant, elle n’est pas sur toutes nos couvertures de livres. Si un homme avait fait la même chose, il serait partout et Tom Hanks l’aurait interprété dans 15 films différents sur sa vie. On ne traite pas les histoires des femmes avec le même respect et excitement que ce qu’on fait avec les hommes. »
Quand je demande si on commence à découvrir davantage d’histoires féminines, Keira est prudemment optimiste. « Nous essayons ! Nous admettons au moins qu’il y a une grande différence, que les vérités féminines ne sont pas dites, et que culturellement cela a mené à nous réduire au silence. C’est très important que nous nous explorons pour que nous sachions que nous ne sommes pas seules, qu’il n’y a pas qu’un seul point de vue sur la féminité et sur la sexualité. » Mais elle relève, « évidemment il y a un aspect commercial. Il y a des films vraiment intéressants qui vont sortir avec de grands premiers rôles féminins mais ça ne continuera que si les gens vont les voir. J’espère que nous continuerons à pousser et à changer notre culture car elle a certainement besoin d’être changée. »
Keira et Denise sont toutes les deux très éloquentes, des oratrices agitées, mais elles sont aussi très drôles et alertes. Après une succession de vociférations vives sur les narrations féminines au cinéma, Keira brise la tension, raillant « Salopes bavardes, n’est-ce pas ? »
Illustrant parfaitement le chemin qu’il reste à parcourir à notre culture, la semaine où nous rencontrons Keira, elle est sur tous les titres de presse à cause du Sexe Faible, son essai merveilleusement viscéral sur les réalités animales de l’accouchement (« je me souviens des salissures, du vomi, du sang, des points de suture »), et de la pression dévastatrice qui pèse sur les jeunes mères (« Sois belle, sois stylé, ne montre pas ton champ de bataille »). Son ode à la force féminine apparaît dans l’impressionnante anthologie, Feminists don’t wear pink (and other lies), soulevant des fonds pour le mouvement Girl Up. Cependant, l’écrit de Keira fait des vagues, parce que c’est une lecture essentielle et évocatrice (ce qu’elle est) mais parce que l’essai a été volontairement mal interprété par certains médias. Des tabloïds affamés de clics internets ont tiré les mots hors de leur contexte et réorganisés comme une attaque contre Kate Middleton, qui a accouché un jour après Keira et a été hâtivement photographiée par la presse mondiale, maquillée et sur des talons hauts.
« Ils ont manqué le sujet ! » Keira tempête avec emphase, ses yeux grands ouverts et enragés. « C’était 100% empathique de la part d’un putain de corps féminin qui a traversé toute cette expérience envers un autre corps féminin, sans se soucier de qui il s’agit. Ce n’était pas pour la critiquer ou la diffamer. C’était l’opposé ! » Elle s’arrête pour respirer. « Et c’est ce que nous combattons. C’est la raison pour laquelle je dis à tout le monde « ça ne va pas être un combat facile ». » Denise secoue sa tête, protectrice, « je déteste ce qu’ils t’ont fait. Oh mon Dieu ça m’a rendue si violente. Je pensais à toi hier. Rappelle toi quand ton corps t’a été enlevé, exposé partout et qu’ils disaient des choses si horribles ? »
Keira se souvient. Nous nous souvenons tous. Comment les tabloïds en ont fait l’icône des « trop maigres », comment elle a porté plainte contre le Daily Mail pour avoir écrit qu’elle souffrait de troubles alimentaires et avait contribué à la mort d’une jeune adolescente anorexique, comme elle a été harcelée par les paparazzis qui criaient « salope » devant sa porte de maison pour la provoquer dans une réaction juteuse qu’ils auraient pu prendre en photo et vendre par millions.
De manière impressionnante, Keira a gardé son calme : « Finalement ce qu’on réalise avec tout ça et cet essai, c’est que chaque femme a affaire à ça. Chaque mère sait qu’elle doit rester silencieuse. Et concernant le corps, on est tous coincé dans cette idée constante « nous ne sommes pas assez bien ». On ravale tous notre haine de soi et la misogynie. Ca prend énormément de se dire « rien de tout ça n’est juste » parce qu’on a juste toute notre culture qui est contre nous. Mais, ajoute-t-elle déterminée, nous devons nous battre. »
Je suis totalement accrochée. Keira a vraiment un don pour livrer des discours puissants. Mais commet fait-elle pour vivre dans cette curiosité publique ? Sa réponse est succincte : « De bons thérapeutes« . Puis elle s’anime de nouveau. « Je suis privilégiée sur deux points. Le premier, et probablement le plus important, est une solide famille qui est vraiment incroyable. Le second est que, quand j’ai besoin d’aide, je peux m’offrir cette aide. Quand on regarde la crise mentale de ce pays, le problème est le manque de privilège. C’est la loterie du code postal. L’esprit est une grande charité mais on ne peut pas tout gérer… » Elle se retient et s’écrie « JE DOIS ARRÊTER DE PARLER ! »
Denise et moi pensons la même chose mais elle le dit en premier : « Je tombe de plus en plus amoureuse d’elle. » Je la rejoins, déclarant sauvagement « Nous sommes tous amoureux d’elle ! » Denise rit « C’est juste un graaaaaand amour. Oh, je suis tellement heureuse d’avoir fait ce film. Tu es brillante, Keira Knightley. » Keira la regarde et lui souffle en réponse « Tu es brillante ».
Stimulée par la camaraderie de la pièce, Denise lance une idée farfelue : « Pourquoi ne pas rester ici, se commander à manger et parler de féminisme ? » Naturellement, je suis dans le coup. Avant que le RP Rep ouvre la porte et mette fin à nos manigances, Keira me lance « Pensez-vous qu’on peut guérir le monde ? » C’est une grande demande mais en compagnie de ces deux femmes électrisantes, pour la première fois dans ce semble être une éternité, je suis optimiste pour le futur.

• Le magazine Empire a publié une page consacrée à The Aftermath. Le scan est disponible dans la galerie, je remercie vivement Skarsjoy pour cette image. Espérons que les clichés dévoilés seront bientôt disponibles sans tags.


Couvertures de magazines

Voici le passage sur le personnage de Rachael Morgan, interprété par Keira. Traduit par mes soins, merci de me créditer si vous le prenez.

Rachael a très peu de contrôle sur sa propre vie. Durant la Seconde Guerre mondiale, elle a perdu son fils unique. Désirant désespérément une connexion et se sentant comme une étrangère face à son propre mari, Rachael commence une relation potentiellement destructrice avec Stefan. « Rachael n’est pas une ingénue, confie le réalisateur James Kent. Elle a tiré une sagesse de tout ce qu’elle a vécu. Elle ne s’est pas aveuglement embarquée dans une aventure. Le film est sur le regain d’espoir. Comment trouver de l’espoir quand tout semble si sombre ? » Et quel prix êtes-vous prêt à payer pour ça ?

J’ai vraiment hâte d’en savoir plus sur ce film !
A très bientôt !

//   Article rédigé par Marine  //
23
Déc 2018


Bonsoir à tous,

Le nouveau photoshoot pour Style Magazine vient de paraître ! Les clichés ont été pris par Jackie Nickerson. J’aime bien cette séance photo qui sort un peu de ce qu’on a l’habitude de voir avec Keira, avec un style qui rappelle les mannequins des grandes vitrines, avec des poses très statiques et un visage assez fermé. Ce sont 8 images qui sont dans la galerie.


Photoshoot > Jackie Nickerson

Dans l’éventualité où il n’y aurait pas d’autre grande nouveauté, je vous souhaite à tous un très heureux Noël !

//   Article rédigé par Marine  //
22
Déc 2018


Bonjour à tous,

• Pas mal de news aujourd’hui sur les photoshoots ! J’ai mis à jour la session photo réalisée par Alecsandra Raluca Dragoi qui avait prit des images pendant la conférence « A Life in Picture ». Six nouveaux clichés sont disponibles. Vous pouvez par ailleurs écouter le passage de Keira au BAFTA en suivant ce lien.


Photoshoot > Alecsandra Raluca Dragoi

Keira et sa partenaire Denise Gough ont posé ensemble pour le magazine Diva du mois de décembre. A la clé, un nouveau photoshoot superbe réalisé par Lezli + Rose ! Keira porte bien entendu une très jolie robe Chanel.


Photoshoot > Lezli + Rose


Couvertures de magazine

Enfin, Keira a posé pour Style Magazine et a répondu à une interview réalisée par son amie Scarlett Curtis. Pour l’instant, seule la couverture est disponible mais il y a fort à parier qu’un nouveau shooting photo devrait apparaître !


Couvertures de magazine

Toutes ces interviews seront traduites juste après les fêtes de Noël !

• Enfin, j’ai rajouté une nouvelle affiche française pour Colette ! La promotion commence en France puisque le film sort le 16 janvier. C’est pour promouvoir l’avant-première parisienne que l’affiche a été conçue.


Films > Colette > Affiches

A très bientôt !

//   Article rédigé par Marine  //